Google Ads : peut-on enchérir sur le nom d’un concurrent ?

Enchérir sur la marque d’un concurrent peut sembler provocateur… pourtant, c’est une pratique parfaitement légale dans Google Ads. Encore faut-il connaître les limites à ne pas franchir. Découvrez comment transformer cette approche sensible en avantage concurrentiel puissant, tout en respectant les règles de Google et du droit des marques.


📝 Peut-on enchérir sur le nom d’un concurrent dans Google Ads ?


✅ Oui.
❌ Mais pas n’importe comment.

C’est ce qu’on appelle le brandhijacking : une stratégie parfois polémique, mais autorisée, qui consiste à cibler le nom d’une marque concurrente comme mot-clé dans une campagne SEA.
Cette technique peut générer du trafic très qualifié, à condition de respecter certaines règles strictes fixées par Google et la législation.


🚨 Ce que dit Google (et la loi)

  • ✔️ Vous avez le droit d’enchérir sur le nom d’une marque concurrente.
  • ❌ Vous n’avez pas le droit d’utiliser ce nom dans le texte de l’annonce si la marque est déposée.

👉 Exemple :
✅ Nike peut cibler « Adidas » comme mot-clé.
❌ Nike ne peut pas écrire « Mieux qu’Adidas » dans son annonce.

Cette règle est disponible sur la documentation officielle de Google Ads : Politique sur les marques déposées


🎯 L’approche stratégique : détourner l’intention

La vraie force du brandhijacking ne réside pas dans la simple enchère, mais dans la subtilité du message publicitaire.
L’idée n’est pas d’imiter ni de provoquer, mais de proposer une alternative claire et crédible à la marque recherchée par l’utilisateur.

Exemples de messages efficaces (sans enfreindre les règles) :

  • « Alternative à [marque] »
  • « Pourquoi des clients quittent [marque] »
  • « Autre solution que [marque] ? »
  • « Moins cher que [marque] »
  • « Le choix malin face à [marque] »

Ces accroches jouent sur l’intention de recherche sans mentionner directement la marque ciblée dans le texte de l’annonce.


📈 Cas pratique pour un client

Un client, très connu dans le secteur des hébergements de sites web, livre une bataille acharnée afin de capter un maximum de trafic qualifié sur sa thématique.
L’Objectif est simple : prendre un maximum de part de voix sur des mots clés types « génériques » mais aussi du trafic incrémental sur le nom de marque de ses concurrents.

Pour cela, j’ai donc mis en place une campagne spécifique sur le nom des concurrents, avec une annonce dédiée, mais sans jamais les citer. Cette annonce affichait l’offre promotionnelle du moment, mettant ainsi en avant l’avantage concurrentiel de mon client.

Résultats obtenus en 1 mois :

  • +12 % de conversions
  • CPC -5 % par rapport à sa propre marque
  • Trafic ultra qualifié, avec un excellent taux de rebond

🧠 Pourquoi ça fonctionne ?

Cette stratégie coche deux cases clés pour Google :

  • 🔍 Intention utilisateur respectée
    (vous répondez à une recherche avec pertinence)
  • 💰 Trafic potentiellement convertissant
    (ce sont des prospects chauds, en phase de décision)

🧩 Ce qu’il faut retenir

  • Enchérir sur le nom d’un concurrent = légal ✅
  • Mentionner sa marque dans l’annonce = interdit ❌
  • Utiliser un copywriting malin pour capter son audience = 🔥

Si un concurrent ultra visible rafle toute la demande sur Google, le brandhijacking peut vous permettre de détourner une partie de ce trafic… à condition de jouer selon les règles.


🏁 Conclusion

Le brandhijacking sur Google Ads n’est pas une stratégie à prendre à la légère, mais elle peut s’avérer redoutablement efficace quand elle est bien exécutée.
Elle demande un équilibre entre audace marketing, respect des règles et finesse rédactionnelle.

🎯 Vous avez un concurrent omniprésent sur Google ? Il est peut-être temps de l’attaquer… sans jamais le nommer.

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